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 La croissance démographique mondiale d’une part, le progrès
technologique et la volonté de généralisation de la croissance matérielle
d’autre part, s’accompagnent d’une dégradation rapide des ressources
naturelles sans pour autant réduire l’écart entre riches et pauvres. Ce
constat incontournable et sévère pose la question des limites et du partage
des ressources (Ă l’échelle planĂ©taire et locale) que nous avons Ă
transmettre, et qui est l’essence du développement durable. C’est une question
de civilisation, de société, autant (et plus) que de science et de
technologie. Les sujets/préoccupations qui font que l’on parle aujourd’hui de
Développement durable sont notamment les suivants :
- Le changement climatique provoqué par l’accumulation dans
l’atmosphère, pour une longue durée, de gaz à effet de serre du fait
d’émissions croissantes dues aux activités de l’homme,
- la réduction de la variété du vivant (la perte
de biodiversitĂ©), Ă un rythme sans Ă©quivalent dans l’histoire de la terre Ă
laquelle on peut rajouter les risques liés aux pratiques et interventions de
l’homme sur le vivant,
- les pollutions à grande échelle de l’air, des sols,
des eaux continentales et marines, dont beaucoup sont peu réversibles,
- la réduction du potentiel naturel de production
(appauvrissement des sols, des mers, érosion des terres arables…) ou de
services (capacité auto-épuratoire des éco-systèmes, champ d’épandage des
crues par exemple), de matières et ressources fossiles notamment énergétiques,
- la croissance des inégalités, et l’extension de la
pauvreté facteurs d’exclusion et d’instabilité.
Contribuer à un développement durable, c’est donc d’abord traiter de ces
questions, contribuer Ă leurs solutions, et en tout cas ne pas aller contre :
long terme et effet local/global sont ainsi des critères majeurs
d’appréciation, précaution et solidarité sont les deux principes clés.
La qualité de vie (dont le bruit, les nuisances…) est aussi un sujet
important mais plus éloigné du développement durable que les économies
d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre (cas des embouteillages
urbains par exemple).
De nouveaux indicateurs apparaissent aujourd’hui qui permettent
d’apprécier de façon plus qualitative le développement : Empreinte écologique,
Indicateurs du développement humain.
Les actes de ce séminaire sont aujourd'hui
disponibles sur simple demande en cliquant ICI.
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